Publié le 17/03/2009 à 12:00 par sirenes2
Par la circulaire du 6 mars 1998, Lionel Jospin rappelle aux membres de son Gouvernement l'obligation de faire figurer dans les textes réglementaires et les documents officiels émanant des administrations et des établissements publics de l'état, la dénomination féminine des métiers, fonctions, grades et titres. Elle n'est que la reprise de la circulaire de 1986, restée malheureusement lettre morte, élaborée par Benoîte Groult, alors présidente de la commission de terminologie chargée de la féminisation des noms de métier et de fonction, sous l'égide de Laurent Fabius, Premier Ministre et d'Yvette Roudy, Ministre des droits de la femme.
Pour Jean Dutour de l'Académie française, "ce sont les effets de la polygamie de Jospin qui est entouré de sultanes et qui pour faire plaisir à son harem relance une vieille idée". L'outrance de ces propos illustre ce totalitarisme appelé machisme qui gangrène notre société.
L'immortalité de nos académiciens les frappe-t-elle de cécité et d'immobilisme les empêchant de voir, d'accepter et d'analyser l'évolution de notre société ?
Être campé sur des certitudes, rester accroché à des traditions surannées, est-ce la méthode pour que le Français soit, parmi les langues vivantes, l'une des figures de proue ?
En instituant une égalité juridique, économique et sociale, la loi est censée conférer les mêmes droits aux femmes et aux hommes. Force est de constater, qu'elle ne crée en réalité, de par l'application qui en est faite, qu'une égalité virtuelle.
Pour quelles raisons, la femme devrait-elle abandonner sa féminité dès lors qu'elle accède à une profession répertoriée comme relevant du domaine exclusif des hommes ? Exige-t-on la même obligation dans le cas inverse ?
Cette "guerre de terminologies" est révélatrice d'un conservatisme qui sclérose tout progrès social et nie aux femmes tout droit à l'existence.
Féminiser les titres, fonctions, c'est donner aux femmes l'accès aux mondes professionnels, politiques qui devraient leur rester étrangers. Féminiser une fonction, c'est une question d'égalité et d'équité, la masculiniser, c'est gommer une partie de l'identité des femmes.
Cette polémique d'un autre âge rappelle que le droit à l'existence est une lutte incessante et que les acquis sont fragiles.
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Publié le 17/03/2009 à 12:00 par sirenes2
Jadis c’était simple. La femme c’était la bonne à tout faire à la maison et aux champs.
Puis vint la Révolution Française qui donna à la femme, l’accès à la citoyenneté. Mais dans la pratique cela n’a pas changé grand chose. Il faut attendre le Général de Gaulle, le 21 avril 1944, pour qu’il signe une ordonnance octroyant le droit de vote aux femmes. Celles-ci exercent cette avancée, pour la première fois mais avec timidité, aux élections municipales d’avril 1945. Pour le reste pas de changement. Et il faut attendre la loi du 6 juin 2000 sur la parité hommes femmes aux élections municipales. D’abord, conseillères municipales, elles peuvent maintenant devenir maire et accéder à d’autres grades d’éligibilité. Mais 10,9 % d’elles arrivent à être députés et 5,9 % seulement sénateur. Notez bien le terme resté masculin malgré l’essai de féminisation sous prétexte qu’il s’agit d’une fonction, pas du n’importe quoi !Nous sommes en cela dans les derniers de la liste en Europe. Cependant, quelques unes que l’on compte sur les doigts arrivent à entrer au gouvernement.
Ceci vaut pour les avancées dans la représentativité des femmes en politique et dans la gestion de l’état.
Par contre si l’on prend le côté individuel de La Femme, tout a beaucoup plus progressé.
Cela commence le 28 décembre 1967 avec la Loi Neuwirth sur le droit à la contraception
Et puis vient le 4 décembre 1974, la loi Simone Veil sur la régulation des naissances. N’oublions pas qu’elle fût honteusement conspuée mais gagna de peu.
Et là, tout change pour la femme. Du moins elle le croit. C’est évidemment vrai mais pas autant que l’on pourrait le croire.
Les femmes ont beau être, de nature, plus travailleuses que les hommes, réussir plus facilement dans les études et des tas d’autres choses, il n’en restent pas moins que la plupart du temps elles n’iront pas très loin. On regarde encore à l’embauche d’une responsable qui va vous annoncer qu’elle va prendre un congé parental. A travail égal, le salaire ne l’est pas toujours. Les exemples ne manquent pas.
Et voilà La Femme prise dans un étau entre sa vie publique et sa vie familiale et personnelle. Ce n’est plus simple du tout. C’est harassant physiquement et moralement.
Mais voici que les choses bougent et le partage des tâches s’installe de plus en plus. Prenant des aspects extrêmement variés, chacun, hommes et femmes font leur chemin dans la complémentarité l’un de l’autre. Cette remarque vaut pour tous les domaines.
Alors, encore un petit effort pour qu’hommes et femmes soient sur le même palier
Mais attention, messieurs : les scientifiques prévoient que bientôt les femmes n’auront plus du tout besoin des hommes, même pour faire des enfants !
Jacqueline http://rosati.chez.com/jacqueline66.htm
Publié le 17/03/2009 à 12:00 par sirenes2
pour un dossier sur internet
Publié le 23/04/2008 à 12:01 par sirenes2
Publié le 23/04/2008 à 12:01 par sirenes2
Publié le 23/04/2008 à 12:01 par sirenes2
Publié le 23/04/2008 à 12:01 par sirenes2
Publié le 23/04/2008 à 12:01 par sirenes2
Publié le 23/04/2008 à 12:00 par sirenes2
Publié le 23/04/2008 à 12:00 par sirenes2